Portrait

Portrait : Cédric Moign, professeur de cornemuse écossaise

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Tous les mois, découvrez le portrait d’un.e agent.e du conservatoire (personnel enseignant, administratif ou technique).

C'est du côté de l'équipe pédagogique que la série de portraits de la saison continue avec Cédric Moign, professeur d'enseignement artistique en cornemuse écossaise et coordinateur du département musiques traditionnelles.

Demat Cédric ! Quelles sont tes missions ?

J’enseigne les musiques traditionnelles de Bretagne, d’Écosse et parfois d’Irlande au conservatoire depuis 2006. Ma spécialité est la grande cornemuse écossaise des Highlands. Je pratique également le biniou.

Le Conservatoire propose des cours du 1er cycle jusqu’au 3e cycle préparant au diplôme d’études musicales (D.E.M). On favorise bien sûr aussi la pratique en « couple » (Cornemuse ou biniou & bombarde…) ou en ensemble. Par la suite, certains de nos élèves, et on en est fiers, poursuivent leurs études au Pont sup de Rennes par exemple pour se professionnaliser en tant qu’interprète ou enseignant.

Côté enseignement, au-delà de la technique instrumentale, c’est plus globalement une culture que nous transmettons aux élèves. C’est par l’approche et la compréhension de cette matière que l’apprentissage s’effectue. Pour les élèves, ça se traduit par la découverte du patrimoine musical, par un repérage de styles locaux, en vue d’avoir de bons repères, en musique bretonne, notamment. La transmission étant orale, on trouve les sources souvent sous forme de documents sonores. Au cours du 19e siècle, il s’agira alors de sources écrites (recueils, manuscrits...) On peut se documenter entre autres auprès de la Cinémathèque de Bretagne, du Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) ou de l’association Dastum.

Au conservatoire, le département musiques traditionnelles regroupe 5 professeurs - Philippe Boisard, Christophe Pervès, Marc Clérivet, Nikolaz Cadoret et moi-même. Parmi les disciplines proposées on y trouve :  les flûtes « irlandaises », le biniou, la bombarde, la cornemuse écossaise, les chants et danses traditionnelles et la harpe celtique. On peut y apprendre aussi l’accordéon diatonique, ou encore le violon traditionnel et le uillean-pipe dans le cadre du partenariat avec le centre breton d’art populaire (CBAP).

En tant qu’enseignants au Conservatoire, nous agissons aussi en tant que personnes ressources auprès de différentes associations : CBAP,  Kevrenn Brest Sant-Mark , Ribl An Elorn à Plougastel et en Bagad au Sonerion Penn ar bed

Que dirais-tu à un.e futur.e élève pour lui donner envie de jouer de la musique traditionnelle ?

Je dirais d’abord que pour démarrer il n’y a pas de pré-requis. Au début, l’apprentissage se fait par oralité et laisse une large place à l’imitation. Les élèves obtiennent assez rapidement un niveau suffisant pour jouer sur scène et faire danser.

Ensuite, je mettrais l’accent sur le fait que cette esthétique a véritablement un rôle liant et intergénérationnel. Les musiciens sont en interaction avec le public, l’état d’esprit est familial et convivial.

Enfin, j’ajouterais qu’en musiques traditionnelles on peut facilement rencontrer ses « idoles ». En effet, la scène musicale traditionnelle recense bon nombre d’artistes vivants de renom qui se produisent partout en Bretagne et ailleurs, sur de petites comme de grandes scènes et sont accessibles. C’est l’état d’esprit musiques trad en somme ! (sourires).

Tu peux nous en dire plus sur ton parcours / ta formation ?

Je suis professeur d’enseignement artistique. J’ai débuté la cornemuse à l’âge de 12 ans en milieu associatif à la Kevrenn An Arvorig auprès de Loul Guédez et Jean-Yves Herlédan. Très rapidement, j'ai joué en couple cornemuse/bombarde, bénéficiant des conseils d’Hervé Irvoas père et Jean Coadoù.  J'ai commencé à sonner du biniou peu après.

Formé ensuite au Conservatoire à rayonnement départemental de Quimper dans la classe d’Erwan Ropars, où j'ai obtenu mon diplôme d’études musicales en 2002. J'ai poursuivi avec un diplôme d’état en 2005 obtenu au CEFEDEM Bretagne-Pays de Loire (aujourd’hui Pont Supérieur).

Et ton actualité, scène / concerts ?

Vendredi 22 novembre, à 19h00 à la Maison des associations du Relecq-Kerhuon, nous démarrons la série des 4 veillées avec les collègues du département et les élèves, en partenariat avec le CBAP. J’aime bien ce concept « d’auberge brestoise ». En effet, il s’agit vraiment d’un moment convivial pendant lequel les gens se retrouvent pour partager un repas, échanger, jouer de la musique et chanter ensemble. Cela regroupe autant les élèves que les familles et les extérieurs.

En dehors du conservatoire, je joue au Forzh Penaos, un groupe de fest-Noz à l’esthétique plutôt trad-rock, où l’on retrouve, entre autres, Christophe Pervès et Philippe Boisard, avec un album en genèse.

Je joue aussi en couple avec Hervé Ivroas (fils cette fois). Et nous serons tous les deux en fest-noz samedi 23/11 à Plounevez-Quintin et samedi 28/12 à Poullaouen.

Trugarez dit Cédric !